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Discours

Allocution à l’intention de l’assemblée annuelle des actionnaires par: Russel C. Robertson, Chef des finances, BMO Groupe financier
 

Winnipeg, Manitoba, le 23 mars 2010
 

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(Sous réserve de modifications)

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Merci beaucoup Monsieur le Président. Bonjour à tous.

Ça me fait plaisir d’être à Winnipeg aujourd’hui et d’avoir l’occasion de vous rencontrer en si grand nombre.

Ce matin, je vais rendre compte des résultats financiers de notre organisation pour l'exercice 2009 et le premier trimestre de l'exercice 2010.

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Comme certains de mes commentaires constitueront des déclarations prospectives, j’aimerais avant toute chose attirer votre attention sur la mise en garde concernant ces déclarations. De plus, nous utilisons certaines mesures du revenu net avant amortissement et du revenu net normalisé pour évaluer les résultats. Ainsi, nous faisons cette mise en garde pour indiquer que ces mesures n’ont pas une signification standard selon les PCGR. Veuillez vous reporter à la page 91 de notre Rapport annuel 2009 pour une explication de ces mesures et des détails sur le rapprochement aux mesures conformes aux PCGR.

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Quand je repense à l’Assemblée annuelle de l’an dernier, je suis frappé de voir à quel point la situation a changé au Canada et – plus encore – par la progression positive marquée qu’on a pu observer à BMO.

Nous nous souviendrons de 2009 comme d’une année où BMO a connu une progression continue de ses activités de base, malgré la situation difficile des marchés qui a influé sur les résultats.

Voici les trois principaux thèmes que j’aimerais aborder ce matin :

  • notre capacité à accroître nos revenus bruts grâce à notre orientation client;
  • notre vigilance en matière de gestion des frais;
  • et l’importance de la gestion du capital et de la liquidité.

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En 2009, le revenu net a atteint près de 1,8 milliard de dollars – soit un résultat par action de 3,08 $ et un résultat par action avant amortissement de 3,14 $ – et le rendement des capitaux propres s’est établi juste en-dessous de la barre des 10 %. Ces résultats ont été obtenus malgré le fait que nous ayons épongé des pertes sur créances de 1,6 milliard de dollars, un montant qui, comme nous l’avions prévu, était plus élevé que celui de l’année précédente. Au 31 octobre, notre ratio du capital de première catégorie s’établissait à 12,2 %.

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Penchons-nous l’état des résultats. Les revenus de l’exercice ont atteint le niveau record de 11 milliards de dollars, une hausse de 8,4 %, ou d’environ 850 millions de dollars, par rapport à la même période l’an dernier. Cette augmentation est attribuable à plusieurs facteurs, dont le solide rendement des groupes d’exploitation, le raffermissement du dollar américain et les acquisitions qui ont généré des revenus additionnels. À tous les niveaux de l’organisation, nous avons concentré nos efforts sur la croissance brute. Les résultats de 2009 démontrent que ces efforts ont porté fruit et, comme vous le verrez bientôt, nous avons poursuivi sur notre lancée au premier trimestre de 2010.

Comme nous l’avons mentionné, la dotation à la provision pour pertes sur créances s’est établie à 1,6 milliard de dollars, ce qui reflète la faiblesse persistante des marchés du crédit.

Les frais autres que d’intérêts se chiffrent à près de 7,4 milliards de dollars, une augmentation de 7,1 %, ou de presque 500 millions de dollars, par rapport à la même période en 2008. Cette hausse découle de trois facteurs. Le premier facteur est l’appréciation du dollar américain et le deuxième, les frais supplémentaires résultant des acquisitions. Le troisième facteur correspond aux frais qui reflètent les charges inscrites au cours de l’exercice au titre des indemnités de licenciement découlant de la simplification de notre structure de gestion à l’échelle de l’organisation, de la réduction des paliers de gestion et de l’élargissement des mandats.

Comme je l’avais déjà mentionné l’an dernier, nous gérons les frais avec rigueur. À BMO, la gestion des coûts est une priorité constante. Dans tous les secteurs de l’organisation, nous avons examiné nos dépenses à la loupe dans trois secteurs clés : les frais de rémunération du personnel, les coûts payés aux fournisseurs et les dépenses discrétionnaires. Nous continuons de gérer étroitement les frais de rémunération du personnel tout en maintenant nos normes élevées en matière de service à la clientèle et en tirant profit des occasions de simplifier notre façon de faire des affaires. Nous allons continuer de contrôler les coûts payés aux fournisseurs en négociant des réductions auprès de nos fournisseurs privilégiés et en gérant la demande à l’interne. Nous poursuivons également nos efforts en vue de réduire nos dépenses discrétionnaires.

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Ainsi, tout en travaillant à augmenter nos revenus, nous surveillons nos dépenses de très près. Nous utilisons deux paramètres pour mesurer nos progrès : le revenu net avant provision qui correspond simplement à la différence entre les revenus et les dépenses, et le ratio de productivité avant amortissement qu’on obtient en divisant les dépenses avant amortissement par les revenus.

Le revenu net avant provision est un moyen simple mais efficace d’évaluer le rendement de base. Il s’agit d’une mesure du revenu normalisé généré par nos activités qui est disponible pour couvrir les dotations à la provision pour pertes sur créances, l’impôt sur le revenu et les versements de dividendes. Pour 2009, cette mesure s’élève à 3,7 milliards de dollars, comparativement à 3,3 milliards en 2008. Elle a progressé à chaque trimestre de l’exercice jusqu’à atteindre le plus haut niveau de notre histoire au quatrième trimestre.

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En ce qui concerne le ratio de productivité avant amortissement, vous pouvez constater qu’il nous en coûte moins cher pour produire un dollar de revenu, ce qui démontre que nous continuons de gérer nos frais avec efficience. En 2009, le ratio s’est amélioré et s’établit à 66,3 % alors qu’il était de 67,1 % en 2008. Comme c’était le cas du revenu net avant provision, le ratio de productivité avant amortissement s’est amélioré de trimestre en trimestre, atteignant 59,2 % au quatrième trimestre.

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Examinons maintenant les résultats de nos groupes d’exploitation... où l’on peut clairement constater que notre vision d’être la banque modèle en matière d’expérience client exceptionnelle prend forme...

Rappelons que selon la méthode que BMO utilise aux fins de la présentation des résultats sectoriels, les pertes sur créances prévues sont imputées aux groupes d’exploitation. L’écart entre les pertes prévues et les dotations à la provision réelles requises est porté au débit ou au crédit des Services d’entreprise.

Le revenu net des Services bancaires Particuliers et entreprises – Canada (PE Canada), le plus important secteur d’activité de BMO et celui qui contribue le plus aux revenus et au revenu net de l’organisation, a augmenté de plus de 15 % et se chiffre à 1,4 milliard de dollars en 2009. Les revenus ont atteint 5,3 milliards de dollars, ce qui représente près de la moitié des revenus de la Banque.

Les revenus ont enregistré une croissance de 8 % sur douze mois alors que les frais n’augmentaient que de 4 %. La hausse des revenus s’explique par l’accroissement des volumes pour la plupart des produits et par des marges plus favorables. Nous investissons dans nos activités et repensons nos processus de base et nos technologies pour offrir une expérience client de qualité exceptionnelle, accroître la capacité du personnel de première ligne et réduire les coûts. Pour 2009, le ratio de productivité avant amortissement s’établit à 53,9 %, une amélioration de 220 points de base par rapport à la même période l’an dernier. Les prêts aux particuliers, aux entreprises et sur cartes de crédit ont tous progressé, de même que les dépôts des particuliers et des entreprises.

Les résultats de PE Canada se sont constamment améliorés d’un trimestre à l’autre au cours de l’exercice 2009, ce qui nous a permis de nous classer dans le peloton de tête du groupe de référence du Canada pour ce qui est de la croissance tant des revenus que du revenu net. Notre vision et la promesse de notre marque se concrétisent dans les entretiens que nous avons avec les clients. Dans une année marquée par l’incertitude économique, nous avons soutenu nos clients et leur avons démontré que nous étions différents des autres banques. Nous leur avons offert des choix clairs. Nos efforts ont été récompensés par l’augmentation des taux de fidélité de la clientèle; à cet égard, nous avons comblé l’écart qui nous sépare du chef de file du secteur tant auprès des particuliers que des entreprises.

Dans les Services bancaires aux particuliers et aux entreprises – États-Unis (PE États-Unis), les revenus ont augmenté de façon constante et atteignent 973 millions de dollars américains, une hausse de 2 % par rapport à la même période l’an dernier ou de 9 % après rajustement pour tenir compte de l’incidence des prêts douteux et des gains réalisés sur le premier appel public à l’épargne de Visa en 2008.

Les effets de la gestion des frais se sont également fait sentir au sein de PE États-Unis où nous avons obtenu un levier d’exploitation avant amortissement positif de 1,6 % en 2009, en raison de la compression des coûts et d’une réduction de 11 % de notre effectif. Les prêts non productifs – et les coûts associés à leur gestion – ont toutefois augmenté et continueront d’avoir une incidence négative sur la rentabilité présentée dans nos états financiers.

La croissance des dépôts a été solide et stable; en 2009, Harris a maintenu son classement au deuxième rang pour la part de marché des dépôts de particuliers du Grand Chicago, et affiche des résultats en hausse de 7 %, alors que les plus grandes banques accusent un recul de leur part de marché.

Nous avons été ravis d’apprendre que Harris s’est classée au premier rang pour ce qui est du taux de satisfaction de la clientèle des particuliers dans le Midwest, selon J.D. Power and Associates1.

Quant au groupe Gestion privée, ses revenus ont légèrement dépassé les 2 milliards de dollars en 2009. Après avoir reculé au premier semestre, les revenus se sont redressés pendant la seconde moitié de l’exercice, reflétant l’incidence des marchés boursiers mondiaux sur nos actifs sous gestion et sous administration. Les coûts ont fait l’objet d’une gestion étroite, les frais découlant des opérations de change et des acquisitions ayant été partiellement neutralisés par la baisse des frais liés aux revenus et la gestion efficace des coûts.

Le groupe Gestion privée a dégagé un revenu net de 381 millions de dollars en 2009. À la fin de l’exercice, l’actif sous gestion et sous administration s’élevait à 239 milliards de dollars.

Au cours de l’exercice, nous avons fait l’acquisition de BMO Société d’assurance-vie et consolidé nos activités d’assurance au sein du groupe Gestion privée afin de renforcer l’harmonisation stratégique de nos activités d’assurance et de gestion de patrimoine.

Nous avons également lancé un certain nombre de nouveaux produits, dont une famille de fonds indiciels négociables en bourse (les FINB) et nous avons été la première banque au Canada à offrir le régime enregistré d’épargne-invalidité. Nous continuons d’être reconnus à l’extérieur de la Banque pour l’excellence de nos produits et services. Ainsi, pour la troisième année de suite, nous nous sommes classés au premier rang pour la qualité globale de notre service à la clientèle dans le secteur des fonds d’investissement canadiens.

BMO Marchés des capitaux a connu une très bonne année en 2009 grâce à des revenus de 3,5 milliards de dollars, un revenu net d’environ 1,1 milliard de dollars et un RCP de 16,4 %.

Les résultats du groupe traduisent la solidité et la diversification de ses sources de revenu. La faiblesse des taux d’intérêt – alliée à une assise solide en matière de liquidité et de capital – nous a permis de tirer profit tout au long de l’année d’occasions avantageuses dans le domaine des opérations de négociation sur taux d’intérêt.

Nous travaillons à optimiser nos activités afin d’atteindre l’échelle et le profil risque-rendement approprié. Nous avons réduit ou abandonné certaines activités au profit d’autres initiatives, comme l’élargissement de notre équipe de vente de titres institutionnels en Europe. Notre compétence continue d’être reconnue dans le domaine de la recherche. Ainsi, pour la 29e année d’affilée, nous arrivons au premier rang pour la recherche sur les actions canadiennes selon le rapport Brendan Wood International. Nous avons réduit les risques liés aux éléments hors bilan et les frais d’exploitation. Nous continuons en outre de consolider nos capacités de gestion des risques et d’améliorer la transparence.

Ces progrès se remarquent particulièrement dans la progression constante du rendement des capitaux propres qui a été supérieur à 20 % aux troisième et quatrième trimestres de l’exercice.

Pour l’exercice, les Services d’entreprise ont subi une perte nette de 1,2 milliard de dollars en raison de la baisse des revenus imputable à la hausse des coûts de financement, au relèvement des dotations à la provision pour pertes sur créances et à l’augmentation des frais, principalement ceux découlant de la charge au titre des indemnités de licenciement.

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Le troisième sujet dont j’aimerais vous entretenir concerne le capital et la liquidité. Notre bilan demeure très solide. Comme je l’ai déjà mentionné, notre ratio du capital de première catégorie s’établissait à 12,2 % à la fin de l’exercice, et le ratio de l’actif corporel net attribuable aux actionnaires ordinaires à l’actif pondéré en fonction des risques était de 9,2 %.

Grâce à la solidité de notre assise financière et à la rentabilité de nos activités, nous pouvons verser des dividendes, investir dans notre organisation et saisir les occasions avantageuses qui se présentent, comme nous l’avons fait en acquérant BMO Société d’assurance-vie dont j’ai déjà parlé. Plus récemment, nous avons mené à terme l’acquisition de la franchise nord-américaine de Diners Club, ce qui a eu pour effet d’accroître sensiblement le portefeuille de cartes d’entreprise des Services bancaires Particuliers et entreprises en Amérique du Nord, et nous avons également intensifié nos activités de prêts de titres au sein de BMO Marchés des capitaux.

Notre situation en matière de liquidité et de financement demeure solide comme le démontrent le ratio de l’encaisse et des valeurs mobilières à l’actif total et le niveau des dépôts de base, considérés comme des dépôts plus stables. Notre imposante masse de dépôts de clients, combinée à notre important capital, réduit nos besoins de financement à partir des dépôts de gros et, en ce début d’exercice 2010, on peut constater que le provisionnement en vue du respect de nos engagements est assuré dans une large mesure.

Comme Bill l’a souligné, une proposition de modification des règles définissant les exigences en matière de capital et de liquidité a été déposée en réponse aux événements qui secouent le monde depuis environ un an. Si on ne connaît pas encore la teneur définitive de ces nouvelles règles, les banques canadiennes feront vraisemblablement bonne figure grâce à la solidité de leur assise financière, et particulièrement BMO qui occupe une bonne position au sein de son groupe de référence.

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Avant de conclure, j’aimerais faire un rapide tour d’horizon de nos résultats du premier trimestre 2010 publiés le 2 mars.

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Nous sommes satisfaits de ces résultats qui témoignent de la progression continue de nos activités de base et de la gestion rigoureuse des frais. Le revenu net se chiffre à 657 millions de dollars, soit un résultat par action de 1,12 $. Le résultat par action avant amortissement s’élève à 1,13 $ et le ratio du capital de première catégorie s’est amélioré et s’établit à 12,5 %, un ratio très solide. Le rendement des capitaux propres a enregistré une hausse pendant le trimestre et a atteint 14,3 %.

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Les revenus ont atteint le niveau record de 3 milliards de dollars au premier trimestre de 2010, une hausse de près de 600 millions de dollars, ou de 24 %, par rapport à la même période l’an dernier, grâce à l’amélioration des conditions de marché touchant certains de nos secteurs d’activité et de la croissance des volumes. À 333 millions de dollars, les coûts du crédit demeurent élevés, mais ils ont néanmoins fléchi par rapport aux trimestres précédents de 2009. La situation du crédit demeure fragile. Nous commençons toutefois à voir poindre des signes d’amélioration comme l’indique le recul des nouveaux prêts douteux au cours du trimestre. Les frais ont légèrement diminué par rapport à la même période l’an dernier et s’établissent à 1,8 milliard de dollars, ce qui reflète en partie le succès de nos efforts continus en matière de gestion des frais. Le revenu net avant provision a atteint un niveau qui n’a été dépassé qu’une seule fois, au quatrième trimestre de 2009. J’attire particulièrement votre attention sur la solide performance de PE Canada qui a réussi à augmenter son revenu net sur douze mois pour le sixième trimestre d’affilée.

Pour ce qui est de l’avenir, nous réitérons notre engagement à réaliser nos priorités stratégiques et à poursuivre nos efforts en vue d’améliorer nos résultats.

Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et je passe maintenant la parole au président du conseil.

_______________________
1 Harris s’est classée au premier rang ex æquo dans le Midwest pour ce qui est du taux de satisfaction de la clientèle dans le domaine des services bancaires aux particuliers en 2009, selon l’étude réalisée par J.D. Power and Associates.

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