Navigation sautée

Renforcer les stratégies d’options grâce à des outils de négociation avancés

Grâce à BMO Investisseur actif, vous pouvez utiliser l’Analyseur d’options, le Baromètre d’options et la Négociation simulée pour mettre à l’essai et peaufiner vos stratégies avant de passer à la négociation en direct.

Mis à jour le
Lecture de 9 min.

Les opérations sur options sont réputées pour être complexes, et même les investisseurs expérimentés en ressentent les risques. Ce que les négociateurs chevronnés disent souvent, c’est que les positions qui ont porté leurs fruits ne sont pas celles qui les enthousiasmaient le plus. Ce sont celles qu’ils avaient déjà mûrement réfléchies. 

Les options permettent à un investisseur d’exprimer son point de vue avec une grande précision, mais c’est cette précision qui multiplie les risques d’erreur. Les négociateurs actifs les plus rigoureux suivent un flux de travail qui pourrait ressembler à ceci : se forger une opinion, la structurer, la confronter à l’évolution générale du marché, simuler l’exécution, et n’engager du capital qu’en dernier.

Introduction : l’importance de la validation de la stratégie dans le cadre des opérations sur options

L’un des avantages des options est la précision qu’elles offrent. L’investisseur qui prévoit qu’une action restera stable pendant un mois peut mettre en place une stratégie d’options conçue pour tirer parti de cette situation, tout en limitant le risque à un montant connu. Cette précision a un coût : davantage de paramètres à saisir, et donc autant de points où l’on peut se tromper légèrement. Si l’on choisit un mauvais prix d’exercice, que l’on rate la date d’échéance ou que l’on se trompe sur la volatilité implicite (l’amplitude des fluctuations que le marché a déjà intégrée dans le prix du contrat), une stratégie qui avait vu juste sur la direction peut tout de même entraîner des pertes. 

La validation consiste à détecter ces erreurs avant qu’elles n’entraînent des coûts. Concrètement, cela se résume à quelques questions que se pose un négociateur avant de cliquer sur « acheter » : s’agit-il de la bonne stratégie compte tenu de ses prévisions? Quelle serait la perte maximale? Jusqu’à quel point est-il prêt à se tromper avant de revoir sa position? Et le reste du marché des options corrobore-t-il son analyse ou la contredit-il?

Poser ces questions tend à séparer les négociateurs d’options qui ont un plan de ceux qui n’en ont pas. 

De l’idée à l’exécution : la préparation des bons négociateurs

Voici un exemple de processus de travail. Un investisseur a une opinion, qu’il a trouvée quelque part : des résultats financiers, un graphique, une rotation sectorielle, une remarque entendue dans un balado. Le point de vue est traduit en une ou deux structures possibles.  

En voici quelques-unes : Un écart vertical (achat d’une option et vente d’une autre à un prix d’exercice différent à la même échéance). Une option d’achat couverte (la vente d’une option d’achat sur une action ou un FNB que l’investisseur détient déjà) génère un revenu tout en limitant le potentiel de hausse. Ou peut-être une position acheteur double option (achat d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), qui revient à parier qu’un événement majeur va se produire, mais dont la direction est incertaine. 

Chaque structure présente ses propres caractéristiques de rendement et réagit différemment au temps et à la volatilité; il convient donc de les comparer. 

Les outils d’analyse de stratégies d’options commencent à avoir de l’importance à cette étape. Le module Analyseur d’options de BMO Investisseur actif permet à un investisseur de voir les stratégies qui correspondent le mieux à un point de vue et comment chacune est susceptible de se comporter en cas de hausse, de baisse ou de stagnation du titre sous-jacent. À ce stade-ci, notre objectif est de fournir des précisions sur ce qui pourrait se passer dans le cadre de différents scénarios de marché, plutôt que de trouver une opération unique et parfaite. 

Une question parallèle qu’il convient de se poser : que pensent les autres négociateurs? Même une idée bien modélisée peut être en contradiction avec le positionnement d’autres participants sur le marché des options. Observer la répartition des options d’achat et de vente selon les prix d’exercice et les dates d’échéance est un moyen de prendre le pouls du marché. Le module Baromètre d’options de BMO Investisseur actif permet de visualiser l’intérêt en cours des contrats d’options, ce qui permet au négociateur d’en tenir compte dès l’élaboration de sa stratégie, plutôt qu’une fois la position déjà ouverte.

Mise en pratique de stratégies dans un environnement simulé

Même une fois l’analyse effectuée, il subsiste un véritable fossé entre une stratégie sur écran et la mise en œuvre de cette même stratégie en conditions réelles sur un compte. La simulation d’opérations comble cette lacune, et c’est le point de départ le plus naturel pour s’initier aux opérations sur options. 

Un environnement de négociation simulé, parfois appelé « négociation simulée », est sans risque et les cours y sont alignés sur ceux du marché. La principale différence, c’est que le capital n’est pas réel, ce qui signifie que les opérations peuvent être effectuées sans risque financier. La saisie des ordres, la gestion des positions et les leçons tirées reflètent autrement les fluctuations réelles du marché.

Un compte d’exercice à la négociation d’options, souvent utilisé comme une forme de simulation de négociation d’options, est utile tant pour les débutants que pour les négociateurs expérimentés. Pour les débutants en matière d’options, c’est la façon la moins risquée de se familiariser avec le comportement réel des contrats au cours d’une séance, d’une semaine ou d’une publication de résultats. Pour un investisseur plus expérimenté, c’est l’endroit où mettre à l’essai une stratégie de la taille prévue ou pour se familiariser avec une plateforme inconnue avant que des fonds réels soient en jeu. 

Quelques éléments ont tendance à être plus visibles dans une séance simulée que dans une analyse statique : 

  • Les exécutions. Un écart qui semble correct au point médian peut s’exécuter de manière très différente une fois que les cours acheteurs et vendeurs réels entrent en jeu. 
  • La volatilité liée aux catalyseurs. Le fait d’observer la volatilité implicite augmenter à l’approche de la publication des résultats et s’effondrer après celle-ci explique pourquoi les stratégies du type « le mouvement est évident, il suffit d’acheter l’option » peuvent s’avérer décevantes, même lorsque la direction prise était la bonne.
  •  La taille de la position. Une position qui semble prudente sur papier peut paraître trop importante dès qu’elle évolue en temps réel, tandis que les positions trop modestes ne justifient parfois pas l’effort de gestion qu’elles requièrent.
  •  L’impression que procure la plateforme. Les billets d’ordres, les raccourcis clavier, les processus de réglage et les alertes ne s’apprennent vraiment qu’en pratique.

Utilisée de cette façon, la négociation d’options simulée peut être un outil permanent plutôt qu’une phase qu’un investisseur traverse. Les négociateurs chevronnés peuvent tout de même simuler leurs opérations avant de les exécuter sur le marché réel.

Ce qu’un compte de négociation simulée peut vous apprendre

Certaines leçons reviennent souvent, quel que soit le niveau d’expérience des négociateurs. La première concerne la gestion de la taille des positions. Beaucoup de gens commencent soit avec des positions trop importantes par rapport à la volatilité des titres sous-jacents, soit avec des positions trop modestes pour tirer des enseignements utiles de leur opération. Une poignée de cycles simulés sont habituellement suffisants pour procéder à un rajustement. 

La deuxième est la volatilité. La réussite ou l’échec de nombreuses stratégies sur options dépendent du comportement de la volatilité implicite. Le fait de tester une position dans des conditions réelles, même simulées, permet de mettre en évidence à quel point la stratégie dépend réellement d’un profil de volatilité précis.

La troisième est la friction. Les stratégies théoriques semblent souvent plus simples sur papier qu’elles ne le sont en pratique. Un écart qui s’intègre parfaitement dans un modèle peut s’avérer plus difficile à ouvrir, à gérer et à clôturer lorsque la liquidité réelle entre en jeu. C’est en s’exerçant à la négociation d’options qu’un négociateur actif peut voir comment les différents scénarios se déroulent concrètement. 

La quatrième leçon, que les négociateurs sous-estiment le plus, est la dérive. Une décision qui semblait judicieuse lundi peut paraître erronée dès mercredi, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’hypothèse de départ. Passer du temps devant son écran à simuler une position tout au long de cette dérive, sans le poids émotionnel lié à l’argent réel, est l’une des activités les plus utiles qu’un négociateur puisse faire.

Au-delà de la pratique avec les outils avancés d’analyse d’options

Une fois qu’une idée a été testée dans le cadre d’une simulation, le négociateur dispose de bien plus qu’une simple hypothèse. Il dispose désormais de données concrètes sur lesquelles s’appuyer : l’évolution de l’opération au cours de la journée, les moments où l’écart s’est resserré ou élargi, et le comportement de la position face à une variation de la volatilité. 

Cela change la prochaine question. Au lieu de se demander « cette opération a-t-elle un sens? », on se demande plutôt « s’agit-il de la meilleure version possible de cette opération? » Par exemple, lorsqu’un négociateur compare une position acheteur double option et un écart vertical à l’approche de la publication des résultats met en balance un coût d’entrée plus élevé et une fourchette de rentabilité plus large. En comparant la perte maximale, le seuil de rentabilité, le capital immobilisé et la sensibilité à la dépréciation temporelle entre les deux options, un négociateur peut déterminer laquelle correspond le mieux à sa vision et à ses paramètres de risque. Un examen du marché des options dans son ensemble au cours d’une même période peut également permettre de déterminer où les participants sont fortement positionnés contre l’opération. 

Cette partie du flux de travail fonctionne en boucle : l’idée, l’analyse, la simulation, le rajustement, l’exécution, puis retour à l’analyse dès qu’un changement survient. 

L’intégration de BMO Investisseur actif à ce parcours

BMO Investisseur actif est conçu pour les investisseurs autonomes qui veulent ce type de flux de travail au même endroit plutôt que dans plusieurs outils. L’Analyseur d’options permet de sélectionner et de comparer des stratégies, le Baromètre d’options vous indique ce que fait le reste du marché et la Négociation simulée offre un cadre sans risque pour tester toutes ces options avant de passer à l’action. 

Les décisions importantes sont validées; elles ne sont pas simplement présumées

Il n’y a pas de raccourci pour éviter le travail. Les négociateurs d’options qui restent constants au fil du temps ont tendance à considérer la préparation comme un élément de l’opération plutôt que comme quelque chose de distinct : se former une opinion, choisir délibérément une structure, la comparer au marché, répéter l’exécution avant de passer à l’action. La qualité d’exécution dépend d’un processus structuré, d’une formation adaptée pour le soutenir et d’outils adéquats. Et pour cela, il n’est pas nécessaire de se consacrer à la négociation à temps plein. 

Vue sous cet angle, la négociation d’options relève davantage d’une prise de décision réfléchie, et les progrès ne se mesurent pas tant par le fait d’avoir vu juste sur une position donnée que par l’amélioration constante de la manière dont ces décisions sont prises.

Faites passer votre stratégie de l’idée à l’exécution 

Voyez comment BMO Investisseur actif peut vous aider à valider et à peaufiner votre approche au moyen d’outils avancés et d’un environnement de négociation simulée en temps réel.

Prêt à commencer à faire des placements?

Commencez à faire des placements en ligne avec le service Placements autogérés de BMO Ligne d’action.

Ouvrir un compteEn savoir plus

Articles connexes

    Notes en bas de page

    Les options ne conviennent pas à tous les investisseurs. Le fait d’investir dans des options peut vous exposer à un risque élevé et avoir d’importantes incidences fiscales. Les investisseurs peuvent subir des pertes sur tous les placements faits en utilisant l’effet de levier. Le rendement futur n’est pas garanti, et le recours à l’effet de levier peut augmenter les pertes liées aux opérations de négociation.