Planification des placements
Commencer tôt
Plus vous êtes jeune lorsque vous commencez à investir et plus vos placements ont le temps de bénéficier de la capitalisation.
En cotisant tôt, vous laissez plus de temps au revenu dégagé par vos placements de bénéficier de la capitalisation. Vous constaterez peut-être aussi que vous pouvez investir un montant moins élevé et en tirer davantage.
Ce graphique illustre ce que vous pouvez gagner en commençant tôt.
Se doter d'un plan
Combien d’argent vous faudra-t-il? Quand en aurez-vous besoin? Quel degré de risque pouvez-vous tolérer? Vous devez tout d’abord vous doter d’un plan.
Combien? Quand? Et à quel degré de risque?
En matière de placement, la première étape consiste à déterminer le montant d’argent dont vous aurez besoin, et à quel moment. Une fois que vous aurez établi ces deux facteurs essentiels, vous devrez déterminer quel degré de risque vous pouvez accepter.
Chaque investisseur est unique, et chaque placement devrait l’être aussi.
Avant d’investir, réfléchissez à vos objectifs personnels. Pourquoi investissez-vous? Planifiez-vous votre retraite? Épargnez-vous en vue de faire une mise de fonds sur une maison? Quels que soient vos objectifs, vous devez élaborer un plan qui vous permettra de les atteindre.
La détermination de vos objectifs vous aidera également à fixer le délai que vous vous accordez pour les réaliser.
Vous devez aussi réfléchir au degré de risque que vous êtes prêt à accepter. En effet, si vous connaissez votre seuil de tolérance au risque et que vous investissez en conséquence, vous vous ferez moins de mauvais sang lorsque les marchés fluctueront.
Une fois votre plan élaboré, vous devez le respecter.
Gardez le cap sur vos objectifs et soyez réaliste quant à votre horizon de placement. Rappelez-vous que votre plan d’investissement a été conçu spécifiquement pour vous et qu’il contribuera à l’atteinte de vos objectifs à long terme.
Si vous n’avez pas encore de plan d’investissement, le moment est peut-être opportun d’en élaborer un. Par ailleurs, si vos besoins ou vos objectifs ont changé, vous auriez peut-être intérêt à revoir votre portefeuille de placements.
Investir souvent
La capitalisation permet aux petites cotisations mensuelles de croître plus rapidement que les placements annuels forfaitaires.
Pourquoi attendre un an avant de faire fructifier votre argent?
Il est habituellement plus facile, et peut être plus avantageux financièrement, de cotiser de petites sommes de façon régulière que des sommes plus importantes une fois par année ou moins.
Avantages de l’épargne continue
Capitalisation.
La capitalisation est l’effet obtenu lorsque vous investissez une somme et que vous investissez ensuite les revenus de placement qu’elle a générés. Mieux encore, si cette capitalisation se produit dans le cadre d’un REER ou d’un REEE, les gains qui en résultent ne sont pas assujettis à l’impôt.
Commodité et abordabilité.
Avec un programme d’épargne continue (PEC), vous investissez régulièrement et à petites doses. Ainsi, vous permettez à votre épargne de fructifier rapidement, sans pour autant devoir fournir un effort budgétaire important chaque année.
Achats périodiques par sommes fixes.
En cotisant le même montant d’un mois à l’autre, vous réduisez le prix par part moyen de vos placements.
Réduction des impôts.
En informant l’Agence du revenu du Canada du fait que vous cotisez régulièrement à votre REER, vous pouvez payer moins d’impôt à la source, plutôt que d’attendre jusqu’à l’année suivante pour obtenir un remboursement. Demandez à votre employeur de retenir moins d’impôt sur votre paie (vous devrez vous procurer un formulaire à cette fin). Ce formulaire est disponible à partir du site Web de Agence du revenu du Canada.
Conserver ses placements
Les investisseurs qui adoptent une stratégie d’achat à long terme sont généralement ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu.
En conservant vos placements à long terme, pendant cinq ans ou plus, vous pouvez généralement bénéficier de taux d’intérêt plus élevés et profiter des tendances et de la croissance à long terme du marché.
Les marchés et les taux d’intérêt fluctuent continuellement. Cette volatilité à court terme est normale et, en général, ne devrait pas être prise en compte dans les décisions d’achat et de vente. Dans la plupart des cas, il est préférable d’investir à long terme. Autrement, vous risquez de mal interpréter les mouvements des taux d’intérêt et d’être absent du marché lors des périodes de hausse, ce qui peut avoir des répercussions importantes sur le rendement de votre placement.
Gérer le risque
Apprenez des façons efficaces de gérer le risque lié à vos placements.
- Contrairement à ce que vous pourriez croire, il est très difficile de gérer efficacement le risque simplement en choisissant les
« bons » titres ou en anticipant les mouvements du marché. - La répartition de l’actif constitue l’une des meilleures façons de gérer le degré de risque d’un portefeuille. Ce processus prévoit le partage de vos placements entre différentes catégories d’actif, comme les actions, les obligations, les instruments du marché monétaire et les liquidités.
- La répartition du portefeuille entre plusieurs catégories d’actif peut dégager des rendements potentiels plus élevés et contribuer à réduire le degré de risque; en effet, les pertes éventuelles enregistrées par une catégorie ou un secteur donnés pourront être compensées par les gains d’une autre catégorie ou d’un autre secteur. Votre portefeuille ne souffrira donc pas systématiquement de la performance médiocre d’un secteur ou d’une catégorie.
Marchés boursiers : rendement et risque
La volatilité des marchés boursiers vous rend-elle nerveux? Si oui, sachez que vous n’êtes pas seul. Mais vous serez peut-être étonné d’apprendre que le marché boursier a été, du point de vue historique, le mode de placement à long terme le plus performant.
- Ce n’est qu’à court terme que les actions ont constitué une catégorie d’actif volatile. Historiquement, le risque d’un rendement négatif diminue à long terme. Les cours des actions fluctuent, parfois violemment, mais comme le montrent les statistiques, leur valeur affiche une tendance à la hausse soutenue.
- Par exemple, à la fin de 1987, l’indice de la Bourse de Toronto dégringolait de près de 25 %.† En un an à peine, il avait entièrement récupéré le terrain perdu. Au cours de la même période, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 36 %, mais sa valeur a quadruplé depuis.‡ (Source : BMO Fonds d’investissement)
Diversifier son portefeuille
Diversifiez votre portefeuille en vous prévalant de notre éventail de placements.
Vous avez certainement déjà entendu l’expression « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier ».
C’est sur ce principe que reposent la diversification des placements et la répartition de l’actif. La diversification, qui consiste à diviser vos éléments d’actif entre divers titres, est sans doute la règle la plus importante qui soit en matière de placement; elle contribue en effet à réduire le risque global de votre portefeuille. Vous pouvez diversifier vos placements entre les différentes catégories d’actif, les secteurs ou les régions géographiques en vue de vous constituer un portefeuille bien équilibré.
La combinaison de plusieurs placements qui ne risquent guère d’évoluer dans le même sens permet de réduire le risque associé à un titre donné, puisque chacun d’entre eux réagit différemment aux fluctuations du marché. Si vous possédez des placements variés, le repli d’un d’entre eux pourra être contrebalancé par ceux qui restent stables ou qui progressent. Vous pouvez également envisager d’investir dans des produits à capital protégé pour gérer le risque lié aux placements.
L’élaboration de tout portefeuille équilibré devrait également tenir compte de la répartition de l’actif.
Il s’agit d’un aspect important de la planification financière qui prévoit l’investissement proportionnel dans différentes catégories d’actif, comme les actions, les obligations, les instruments du marché monétaire ou les liquidités. Le pourcentage du montant investi dans chaque catégorie dépend de votre tolérance au risque et de vos attentes en matière de revenu.
Diversifier son portefeuille à l'échelle internationale
La diversification au moyen de placements internationaux peut vous aider à gérer le risque de votre portefeuille.
Investir à l’étranger peut vous aider à mieux gérer le risque grâce à une meilleure diversification, en plus de vous faire profiter de nouvelles possibilités de croissance et d’augmenter le potentiel de rendement à long terme de votre portefeuille.
La diversification internationale : Pourquoi?
- Le Canada représente moins de 4 % de la valeur totale des marchés boursiers à l’échelle mondiale [1] . En traversant la frontière, les investisseurs peuvent bénéficier d’une foule d’occasions de diversification et de croissance.
- Les références historiques nous apprennent que les marchés internationaux n’évoluent pas toujours de la même façon que le marché canadien. Quand ce dernier traverse une période difficile, il y a de bonnes chances que d’autres marchés ailleurs dans le monde soient en hausse.
- La diversification internationale offre un potentiel de croissance supérieure, jumelé à une réduction possible du risque.
Comment accéder aux marchés internationaux
L’une des meilleures façons d’investir sur les marchés internationaux consiste à acheter des parts de fonds comprenant des titres internationaux. Les fonds d’investissement offrent une diversification hors de la portée de la plupart des investisseurs particuliers. Les gestionnaires de portefeuille qui en ont la responsabilité possèdent l’expérience et les ressources nécessaires pour bien naviguer dans les marchés internationaux.
Les placements à terme offrent également l’accès aux marchés internationaux au moyen de produits tels que les CPG liés à un indice mondial ou international. Les CPG comportent l’avantage combiné de la protection du capital et d’un potentiel de rendements accrus lorsqu’ils sont détenus jusqu’à l’échéance.
Maximiser ses cotisations REER
Est-il opportun d’emprunter pour augmenter vos cotisations REER?
Les avantages de cotiser à un REER
- Réduction de l’impôt à payer
- Augmentation potentielle du remboursement d’impôt
- Croissance en report d’impôt de l’épargne-retraite
Est-il opportun d’emprunter pour accroître sa cotisation à un REER?
Emprunter pour cotiser à un REER
Si vous n’avez pas assez d’argent pour utiliser la totalité de vos droits de cotisation à un REER, vous pouvez avoir recours à un emprunt. Emprunter pour cotiser à un REER comporte plusieurs avantages, comme la réduction de l’impôt et l’obtention éventuelle d’un remboursement d’impôt.
Quand emprunter pour un REER
Vous devez tenir compte de deux facteurs pour déterminer si vous voulez emprunter pour cotiser à un REER : l’importance de l’allégement fiscal que vous obtiendrez et la vitesse à laquelle vous pourrez rembourser le prêt. Il est sage d’emprunter pour financer en tout ou en partie votre cotisation REER lorsque les revenus dégagés par votre REER dépassent les intérêts payés sur l’emprunt ou lorsque vous êtes admissible à un remboursement d’impôt. Envisagez un emprunt si vous désirez accroître votre cotisation. Cotiser est une excellente façon de réduire votre revenu imposable aujourd’hui tout en épargnant en prévision de votre retraite.
Pour en savoir plus sur le recours à un emprunt pour maximiser votre cotisation REER.
Stratégies pour tous les âges
Des conseils stratégiques de planification financière pour les investisseurs âgés de 20 à 60 ans.
Dans la vingtaine – Les débuts
À cette étape, de nombreuses personnes :
- élaborent un plan d’investissement
- établissent un REER
- obtiennent un premier emploi à temps plein
- fondent une famille
- envisagent l’achat d’une voiture ou d’une première maison
- remboursent leurs prêts étudiants
Stratégies suggérées :
- Élaborez une stratégie d’épargne et fixez-vous des objectifs de placement annuels.
- Élaborez une stratégie pour la gestion et le remboursement de vos emprunts.
- Investissez tôt pour permettre à votre argent de fructifier plus longtemps (les sommes investies dans un REER croissent à l’abri de l’impôt).
- Investissez régulièrement au moyen d’un programme d’épargne continue (PEC) de façon à profiter de la méthode des achats périodiques par sommes fixes, de la capitalisation et d’un meilleur contrôle de vos liquidités.
- Si vous envisagez l’achat d’une première maison, vous pouvez utiliser votre REER dans le cadre du régime d’accession à la propriété.
- Envisagez des placements à faible risque ou à capital protégé si vous épargnez en prévision d’un achat important, comme une première maison.
Dans la trentaine – Le défi des multiples priorités
À cette étape, de nombreuses personnes :
- élèvent une famille
- remboursent leur prêt hypothécaire
- envisagent l’achat d’une deuxième voiture ou d’un chalet
- pensent à effectuer des rénovations
Stratégies suggérées :
- Revoyez votre plan financier global et mettez-le à jour
- Cotisez régulièrement (une cotisation de 50 $ par mois peut faire toute la différence).
- Investissez plus tôt pour permettre à votre argent de fructifier plus longtemps (les sommes investies dans un REER croissent à l’abri de l’impôt).
- Souvenez-vous que les cotisations au REER comportent des avantages sur le plan fiscal. Chaque dollar versé à un REER (jusqu’à concurrence de votre plafond de cotisation) est déductible de votre revenu imposable.
- Si vous avez un prêt hypothécaire, cotisez à votre REER et utilisez votre remboursement d’impôt pour en réduire le solde plus rapidement.
- Investissez dans un REEE pour permettre à vos enfants de poursuivre leurs études postsecondaires. La somme qui aura fructifié à l’abri de l’impôt pourra être transférée à votre REER si jamais votre enfant ne poursuit pas ses études (sous réserve de certaines conditions et selon vos droits de cotisation disponibles).
Si vous changez d’emploi...
- Si votre ancien employeur offrait un régime de retraite, vous pouvez soit laisser vos prestations dans ce régime ou les transférer à un régime immobilisé.
- En transférant vos prestations à un REER immobilisé, c’est vous qui déciderez de vos options de placement.
- Vous pourriez aussi bénéficier d’un facteur d’équivalence rectifié, grâce auquel vous aurez davantage de droits de cotisation à un REER.
Dans la quarantaine – Le sommet en termes de revenu
À cette étape, de nombreuses personnes:
- pensent davantage à la retraite
- remboursent leurs dettes
- voient leur revenu disponible augmenter, étant donné qu’elles ont fini de rembourser leur emprunt hypothécaire
- planifient le financement des études postsecondaires de leurs enfants
Stratégies suggérées :
- Revoyez votre plan financier global et mettez-le à jour
- Utilisez tous vos droits de cotisation, et ce, chaque année
- Épuisez tous les droits de cotisation qu’il vous reste. À cette fin, vous pouvez demander un prêt et utiliser votre remboursement d’impôt pour en rembourser une partie.
- Envisagez un REER de conjoint pour fractionner votre revenu à la retraite. Cette importante stratégie de planification fiscale est avantageuse si l’un des conjoints prévoit toucher un revenu de retraite supérieur à celui de son conjoint.
- Si vous avez utilisé tous vos droits de cotisation, envisagez des placements à l’extérieur de votre REER, par exemple dans des fonds assortis d’avantages fiscaux.
- Si vous investissez à l’extérieur de votre REER, demandez un prêt aux fins de placement. Si l’emprunt vise la production d’un revenu, les intérêts seront déductibles d’impôt, ce qui en diminuera le coût net.
- Si vous travaillez à votre compte…
- déclarez des revenus pour obtenir des droits de cotisation à un REER
- pensez à financer votre plan de retraite; étant donné que vous ne bénéficierez vraisemblablement pas d’un régime de retraite d’entreprise
- prévoyez un plan d’épargne pour les études postsecondaires de vos enfants
Dans la cinquantaine – Le retour sur soi
À cette étape, de nombreuses personnes:
- passent d’une stratégie à long terme à une stratégie à moyen terme
- investissent davantage dans leur épargne-retraite
- envisagent de prendre une retraite anticipée ou de travailler moins
- envisagent de démarrer leur propre entreprise
- planifient des voyages et des vacances de longue durée
Stratégies suggérées :
- Épuisez tous vos droits de cotisation non utilisés
- Revoyez votre plan financier global et mettez-le à jour :
- vérifiez si vous êtes sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs financiers
- pour conserver votre niveau de vie actuel, vous aurez probablement besoin d’un revenu représentant de
60 % à80 % de votre revenu brut actuel - Dressez un budget en vue de la retraite afin de déterminer les sommes que vous devez mettre de côté pour atteindre vos objectifs (tenez compte de toutes vos sources de revenu à la retraite, notamment des prestations de retraite, des prestations du RRQ ou du RPC, etc.).
- Posez-vous les questions suivantes: Que représente pour vous la retraite? Envisagez-vous de lancer votre propre entreprise? Désirez-vous voyager?
- Examinez votre profil de risque et votre portefeuille avec votre conseiller en placement et apportez-y les modifications nécessaires.
- Choisissez des placements avantageux sur le plan fiscal, particulièrement s’il ne vous reste aucun droit de cotisation à un REER.
- Décidez du moment où vous demanderez à recevoir les prestations du gouvernement (par exemple, les prestations du RRQ ou du RPC). Il peut être avantageux de les demander tôt et de laisser ces sommes fructifier dans votre REER jusqu’à ce que vous deviez le fermer, à l’âge de 71 ans.
- Si vous prenez une retraite anticipée et que vous décidez de retourner aux études, vous pourrez utiliser votre REER dans le cadre du Régime d’encouragement à l’éducation permanente du gouvernement fédéral.
Dans la soixantaine – La retraite
À cette étape, de nombreuses personnes :
- pensent à prendre une retraite anticipée
- sont à la veille d'atteindre l'âge de retraite désigné par leur employeur
- planifient une période de transition après le travail à temps plein, comme :
- le travail à temps partiel
- le travail autonome/le démarrage d’une entreprise
- les longs voyages
- le retour aux études
Stratégies suggérées :
- Revoyez votre plan financier global et mettez-le à jour
- Sont à la veille d'atteindre l'âge de retraite désigné par leur employeur
- Veillez à convertir vos REER avant la fin de l’année où vous célébrerez votre 71e anniversaire de naissance.
- Si la valeur de votre propriété a considérablement augmenté, envisagez un prêt hypothécaire inversé dans le cadre du Programme de revenu résidentiel (CHIP).
- Aidez vos petits-enfants à économiser en vue de leurs études postsecondaires en cotisant à un régime enregistré d’épargne-études.
- Passez en revue vos plans successoraux, y compris votre procuration et la désignation de vos bénéficiaires.
- N’oubliez pas qu’il est important de réduire l’impôt à payer sur le revenu de retraite.










